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Est-ce la fin des Bars à Sourire ?

BLANCHIMENT: 

Un article de Dentiste.be. Pour rappel, le principe d’un « Bar à Sourire » est de vendre un produit de blanchiment à un client, client qui va appliquer lui-même ce produit dans sa bouche avant même d’avoir quitté cette boutique.
Le personnel de ces établissements sait très bien qu’il ne peut mettre les doigts dans la bouche du client, sous peine d’être accusé d’exercice illégal de l’art dentaire.

La Directive européenne va-t-elle mettre fin à cette mode des « bars à sourire » ? Oui et non. En tout cas, il ne pourra plus être vendu en ces lieux des produits dosés ou dégageant plus de 0,1% de peroxyde.
Le phénomène de mode passant et la déception des « clients » mettra sans doute plus vite à un terme qu’une réglementation quelconque.

Souvenez-vous aussi que bien des boutiques à sourire fonctionnent sur le mode de la franchise, au profit souvent exclusif d’investisseurs aux dents longues bien plus qu’aux franchisés. Nous nous attendons à ce que les personnes voulant se lancer dans ce genre de commerce rencontrent de belles déceptions voire des complications juridiques.

La position de la Société de Médecine Dentaire est de rappeler qu’un acte de blanchiment dentaire est un acte médical qui doit nécessairement être précédé d’un diagnostic et que seul un praticien de l’art dentaire peut confirmer l’indication d’un blanchiment. Les produits utilisés n’ont rien d’anodin et ne doivent en aucun être banalisés. C’est tout le sens de la Directive européenne.
Les dentistes ne vivent pas du blanchiment. Leur métier est de répondre aux problèmes de santé de leurs patients avec qui ils construisent sur le long terme une relation de confiance.

MD
6 décembre 2011